• Accueil
  • La librairie
  • Contact
  • Espace client

    Mon panier

    Livraison offerte pour toute commande supérieure à 30 €
    Accueil ¤ Littérature étrangère ¤ Continent européen ¤ Littérature italienne

    Zoomer sur l'image

    Temps vieillit vite (le)

    Tabucchi, Antonio

    Éditions Gallimard - Collection Récits

    ISBN 9782070125883

    17,50 €  Ajouter au panier

    « « Pense aux bouteilles en plastique, celles d'eau minérale, la bouteille a un sens tant qu'elle est pleine d'eau, mais quand tu l'as bue tu peux la ratatiner sur elle-même et puis tu la jettes, voilà ce qui m'est arrivé, le temps s'est pour moi ratatiné, un peu aussi les vertèbres, si je puis le dire comme ça… »
    En neuf récits, Antonio Tabucchi sonde les mémoires de ses personnages confrontés au travail du temps. Celui qui ressurgit soudain dans les plis du présent, et qui nous fait prendre conscience de nos ambiguïtés et de nos contradictions. Un ancien agent secret, jadis chargé de surveiller Bertolt Brecht, déambule dans Berlin, désormais sans objectif, en pensant à la femme aimée et disparue. Un ex-officier malade en vacances au bord de la mer parle des mésententes existentielles avec une petite fille singulière tout en lui apprenant à lire l'avenir dans les nuages. Une vieille femme à l'hôpital tente de léguer au neveu qu'elle a élevé des souvenirs d'avant le début de la mémoire …
    Sensible aux récents bouleversements de l'Histoire, l'écrivain italien inscrit ces nouvelles dans l'espace-temps d'un Occident aux prises avec le décalage des temps, comme si les aiguilles de l'horloge de notre conscience indiquaient une autre heure que celle de la réalité. »

    Extrait

    « Les choses s‘étaient passées ainsi :
    L’homme s’était embarqué d’un aéroport italien, car tout commençait en Italie, et que ce fût Milan ou Rome était secondaire, l’important est qu’il s’agissait d’un aéroport italien qui permettait de prendre un vol direct pour Athènes, et de là, après une brève halte, une correspondance pour la Crète avec l’Aegean Airlines, parce que de cela il était sûr, que l’homme avait voyagé avec l’Aegean Airlines, il avait donc pris en Italie un avion qui lui offrait une correspondance d’Athènes pour la Crète vers les deux heures de l’après-midi, il avait consulté tout cela sur l’horaire de la compagnie grecque, ce qui signifie qu’il était arrivé en Crète vers trois heures et demie de l’après-midi. L’aéroport de départ a de toute façon une importance toute relative dans l’histoire de celui qui avait vécu cette histoire, c’est un matin d’une quelconque journée de fin avril deux mille huit, une journée splendide, presque estivale. Ce qui n’est pas un détail insignifiant parce que l’homme sur le point de prendre l’avion, méticuleux comme il était, donnait beaucoup d’importance au temps et suivait un canal satellite dédié à la météo de toute la planète, et le temps, avait-il vu, était vraiment splendide en Crète : vingt-neuf degrés dans la journée, ciel dégagé, humidité dans les normes saisonnières, un temps de mer vraiment adapté à la détente sur une de ces plages blanches dont parlait le guide, se plonger dans la mer bleue et jouir de vacances méritées. Parce que c’était aussi la raison du voyage de l’homme qui était sur le point de vivre cette histoire : des vacances. Et c’est en effet ce qu’il pensa, assis dans la salle d’attente des vols internationaux de Roma-Fiumicino, en attendant que le haut-parleur fasse l’appel de l’embarquement pour Athènes. »

    Librairie Le Liseur - 4 place du Maréchal Leclerc - 02400 Château-Thierry - Tél. : +33 (0)3 23 83 77 77