• Accueil
  • La librairie
  • Contact
  • Espace client

    Mon panier

    Livraison offerte pour toute commande supérieure à 30 €
    Accueil ¤ Littérature étrangère ¤ Continent européen ¤ Littérature espagnole

    Zoomer sur l'image

    Je vis mais sans vivre en moi-même

    D’Avila, Thérèse

    Éditions Allia

    ISBN 9782844852724

    6,10 €  Ajouter au panier

    « Thérèse d’Avila raconte qu’elle aimait chanter sur la route quand elle allait visiter ses couvents. Elle faisait preuve d’une grande facilité pour composer des vers, courts le plus souvent, au rythme syncopé ; des sortes de parodies religieuses de chansons d’amour, selon la mode qui existait à l’époque. Elle partait quelquefois d’un refrain connu pour en transformer les couplets, d’autres fois, elle en reprenait la mélodie ou un simple vers. La musique du XVIe siècle était souvent joyeuse. Ces chansonnettes, comme les appelle Thérèse d’Avila, n’étaient pas destinées à être publiées. On ne possède pas de manuscrit des poésies de Thérèse d’Avila, seulement quelques fragments. Pour le reste, il faut se reporter à des compilations plus tardives. En rassemblant les attributions les plus généreuses, on parvient à trente-six textes. Ces chansonnettes limpides et populaires des pièces pourraient sembler légères au regard des grands poèmes de Jean de la Croix. Les écrits de ces deux grands mystiques expriment l’union avec Dieu d’une façon différente. Thérèse d’Avila « écrit comme on parle » – dit-elle – sans se relire, avec des tournures populaires et des mots rustiques, avec une négligence peut-être volontaire. Quiconque écrivait sur la foi, en ces temps d’Inquisition, devait être très prudent. Le résultat de cette contrainte est, paradoxalement, l’apparence d’une formidable spontanéité. Parce que les textes de Thérèse d’Avila s’en tiennent à sa propre expérience, ils semblent découvrir avec des yeux neufs les fondements du catholicisme, ou du moins les redéfinir et les réaffirmer. Dans l’œuvre de Thérèse d’Avila, les poèmes demeurent à la marge, à côté du discours de l’auteur sur elle-même. On n’est plus pris dans la conversation si particulière de cette prose, mais on se trouve de plain-pied, dans sa vie, au couvent, un jour de fête. Il existe de nombreuses traductions des poèmes de Thérèse d’Avila incluses dans les éditions de ses œuvres complètes. Dans cette traduction, Line Amselem a voulu respecter la brièveté un peu abrupte et passionnée des petites chansons carmélites, en faire percevoir le rythme et le goût de la rime sans en dénaturer le sens. »
    Librairie Le Liseur - 4 place du Maréchal Leclerc - 02400 Château-Thierry - Tél. : +33 (0)3 23 83 77 77